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Tu m'as demandé de t'écrire un petit bilan de mon séjour.
Je vais essayer : Mon idée de départ était simplement de me rendre utile auprès d'enfants en difficulté, dans n'importe quel pays du monde. Le destin m'a amené en Haïti, pays d'origine de ma fille adoptive, et dans cette zone particulière de Fondwa si riche de réalisations et de projets.
J'ai été très bien accueillie dès mon arrivée à Port-au-Prince, puis au Centre APF et à l'orphelinat même où une chambre avait été préparée spécialement pour moi ! Soeur Carmelle et Soeur Simone, me voyant un peu désorientée au début de mon séjour, m'ont aidée à trouver ma place tout en me conservant une grande liberté d'action, ce que j'ai beaucoup apprécié. Avec les enfants je me suis rapidement sentie à l'aise et utile car ils étaient très "demandeurs" de présence, d'attention, d'activités. Ma participation consistait aussi bien en aide à la toilette le matin qu'en soutien scolaire pour les petits et les grands, en activités éducatives et récréatives, ou en petits soins médicaux très appréciés. Ma situation était idéale car, ne restant que deux mois, je n'avais pas un statut d'autorité et les liens affectifs noués étaient très forts, ce qui est compréhensible chez ces enfants privés de foyer familial.
Les enfants étant tous scolarisés, j'ai eu le temps et l'occasion de découvrir beaucoup d'autres choses à travers la vie quotidienne et les différents groupes et activités que j'ai cotoyés.
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Ce que j'ai ressenti, c'est une dynamique, une grande énergie portée non seulement par les membres d'APF, mais aussi par tous les habitants présents dans les groupes de femmes, les groupes de jeunes, une volonté d'agir ensemble pour progresser dans l'éducation, la santé, le développement économique et environnemental.
Les jeunes m'ont particulièrement impressionnée par leur conscience et leur responsabilité par rapport à la scolarisation des enfants qui sont l'avenir du pays, et par leur désir de travailler de manière solidaire pour faire reculer la misère et la délinquance dans les villes. La grande majorité des gens que j'ai rencontrés étaient animés d'une foi forte et vivante, qui les poussait à oeuvrer constamment dans le sens du partage et de l'aide aux plus démunis. Cette foi commune m'a semblé être une grande richesse dont notre société me semble malheureusement démunie.
Je te remercie, père Joseph, ainsi que tous ceux qui m'ont accueillie et en particulier Soeur Simone et Soeur Carmelle, de m'avoir permis de vivre cette expérience dans ce pays si attachant. J'espère pouvoir y revenir un jour...
Amitiés sincères.
Annick
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